« Malgré son allergie aux protéines de lait de vache, notre bébé est heureux et en bonne santé. » 

La grossesse de Jana a été exemplaire et la naissance de son premier enfant s'est passée sans complications. Les premières semaines qui ont suivi la naissance de Loa se sont déroulées sans souci pour la jeune famille, jusqu'à l’apparition de coliques persistantes responsables de beaucoup de pleurs et de nuits sans sommeil. La recherche des causes et d'une solution viable suite aux plaintes de Loa n'a pas été simple. 

Jana et son compagnon étaient au septième ciel à l’annonce de cette première grossesse. « L’accouchement et les premiers stades de l'allaitement se sont très bien passés. Une phase d'adaptation, tant au niveau hormonal que physique, a été nécessaire, mais Loa mangeait bien et prenait suffisamment de poids. » 

L’accouchement a eu lieu alors que le port du masque était obligatoire au sein de l'hôpital. « Heureusement, j'ai pu accoucher sans masque, mais tout le monde autour de moi en portait un. À cette époque, seules 2 personnes par jour étaient autorisées à rendre visite. Nous avons ainsi pu nous reposer suffisamment et nous avons vécu ces premiers jours dans notre petite bulle. », poursuit Jana. 

Une évolution rapide 

La jeune famille a également bien vécu les nombreuses visites reçues après la naissance. Mais au bout de 2 semaines, les choses ont changé. « Loa souffrait souvent de coliques. Nous la promenions en la mettant sur le ventre pour soulager ses douleurs. Nous ne trouvions pas cela alarmant car nous savions qu'il fallait du temps avant que le système digestif arrive à maturité et que cela pouvait prendre jusqu'à 8 semaines », explique Jana. 

Mais 8 semaines après l'accouchement, les plaintes sont devenues plus sérieuses. « Loa pleurait plus et dormait moins, aussi bien le jour que la nuit . Et 12 semaines après la naissance, la situation a encore empiré. Nous avons fait appel à une coach en sommeil qui nous a conseillé de tenir un journal des pleurs. Nous avons ainsi remarqué que Loa n’était calme et paisible que 3 heures par jour. Le reste du temps elle se plaignait, mangeait ou pleurait. » 

Un nouveau type d’alimentation 

Au cours de ces semaines, la famille s'est rendue plusieurs fois en visite de contrôle chez le pédiatre qui recommanda de poursuivre l’allaitement et de patienter. « Je trouvais cela compréhensible, car un bébé n'est pas l'autre. Mais, au final, mon compagnon et moi sentions qu'il fallait changer quelque chose. » Jana passa de sa propre initiative de l’allaitement exclusif à une alimentation mixte composée de lait maternel et de lait en poudre à base de lait de vache. « Cela n’a pas semblé être une bonne décision. Au contraire, les plaintes se sont intensifiées. Et nous avons alors constaté que les coliques se manifestaient pendant ou après les repas. » 

La coach en sommeil ainsi que les infirmières de Kind & Gezin ont indiqué que le comportement de Loa n’avait pas de rapport avec le sommeil et ont souligné qu’il fallait chercher la cause ailleurs. « Alors que le pédiatre nous disait de patienter encore et encore, la jeune maman que j’étais se remettait en cause. Dois-je suivre mon intuition ? Est-ce que tous les bébés qui pleurent passent par-là ? Qu’est-ce qui est considéré comme normal ? », confie Jana. 

Les astuces et remèdes habituels ne fonctionnaient pas 

Quand Jana était bébé, elle a elle-même souffert d'allergies aux protéines de lait de vache et a donc toujours reçu une alimentation à base de soja. « J'en ai parlé à la sage-femme, pour qui le reflux était une piste plus plausible. Nous devions donc tenir notre bébé en position verticale jusqu'à une heure après le repas. Cela n'a pas fonctionné, ce qui m'a beaucoup découragée. » 

« Je ne suis pas du genre pessimiste, je suis plutôt réaliste. Mais au bout d’un moment, la fatigue prend le dessus et on veut trouver une solution, peu importe d’où elle vient. » Jana a donc multiplié les rendez-vous avec la coach en sommeil, a encore plus souvent contacté la sage-femme et pris davantage de rendez-vous avec le pédiatre. 

Le déclic 

Les jeunes parents n'étaient pas du genre à confier facilement leur bébé pour une soirée ou une petite sortie. « Nous ne voulions imposer à personne un bébé qui pleure et nous ne voulions pas abandonner Loa pendant les heures qui étaient les plus difficiles pour elle. Ma mère est venue s'occuper d’elle pendant que mon compagnon et moi sommes allés manger à l’extérieur. Elle a remarqué que le comportement de Loa n'était pas normal et c'est cela qui m'a finalement incitée à tirer la sonnette d'alarme. » 

Finalement, le pédiatre a prescrit un autre type d'alimentation. « Au bout d'une semaine, les symptômes avaient disparu et Loa était devenue un autre bébé. J'étais contente, mais cela m'a aussi beaucoup perturbée. J'ai ressenti de la culpabilité. Loa avait alors 4 mois et elle dormait enfin 6 heures d'affilée, ce qui paraissait impossible auparavant. C'est donc ainsi que nous en avons conclu qu'il s'agissait d'une allergie aux protéines du lait de vache. » 

En mode survie 

La jeune famille a donc pu s’adapter aux besoins de Loa. Cet été, Jana et son compagnon ont pour la première fois profité d’une longue période de congés en famille. « Nous avons enfin pu faire des activités sympas, comme aller au parc, voir des amis… Vraiment profiter de Loa et passer du temps ensemble. Cela m’avait énormément manqué pendant la première année, nous avions l’impression d’être en mode survie. » 

Aujourd’hui encore, Jana surveille de près l’alimentation de Loa. « Mais petit à petit, nous l’habituons à manger ‘différemment’, en réintégrant progressivement de petites quantités de protéines de lait de vache dans ses repas. Elle a tellement envie de manger ce que les autres mangent. », explique Jana en riant. « Elle progresse très vite au niveau de la motricité : à 7 mois, elle rampait, elle savait s’asseoir et se tenir debout, nous sommes donc très fiers d’elle. Heureusement, il y a aussi du positif. Je comprends mieux les mamans qui rencontrent des difficultés. Je remets davantage les choses dans leur contexte et je relativise plus. » 

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